La crise sanitaire a bousculé maintes habitudes et  même fait vaciller quelques certitudes. Le sport , et en particulier  le sport-roi le football , ne sort pas indemne de l'événement .

Comme toute activité engendrant de  (très) gros flux financiers , il lui faudra , sans doute , faire preuve d'inventivité , voire d'imagination, pour s'adapter à une situation inattendue et inédite. Mais là n'est pas notre propos, nous laisserons les considérations économiques , voire simplement financières , aux éminents spécialistes de la question. Et , en football on sait qu'on n'en manque pas...

L'amateur passionné , lui , observera les nouvelles circonstances avec d'autres soucis. Et en premier lieu , il regrettera de ne plus pouvoir , du moins pour un temps , assouvir sa passion. 

Soyons clairs , le passionné le restera , j'en sais modestement  quelque chose .

Mais , l'actuel  épisode ne manquera pas de faire émerger des questions , des remarques , des doutes , etc... L'absence momentanée mais réelle de football ne va-t-elle pas inciter à  voir le football autrement? 

En résumé , le football ce véritable nouvel "opium du peuple" (si Karl avait connu le foot peut-être  n'aurait-il pas choisi la religion  pour attribuer la dite appellation ?) peut-il redevenir ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être ?

Ce spectacle où on aime autant être spectateur qu'auteur (ou vice-versa) , ce jeu qu'on aime tant admirer et qu'on voudrait tant pratiquer ce   formidable vecteur d'émotion générale et d'émotions particulières peut-il redevenir , un peu , parfois , lui-même ?

Personnellement je le souhaite , mais , à dire le vrai , je n'y crois pas trop...