Faisant fi de la crise sanitaire , avec une ardeur qui susciterait presque l'admiration , voilà l'autocrate qui régna un temps (trop long le temps) sur la Ligue 1 et la Ligue 2 plongé  en campagne électorale.

Cette fois sa moustache luxuriante , et presque envahissante, vise le poste suprême la présidence de la Fédération Française de Football. 

Il a donc chaussé les crampons du candidat  motivé avec liste de soutiens (avec les vrais et même les faux) et tournée dans les provinces du foot. 

Ainsi , notre homme a fait un détour en Corse , pas en campagne, mais, nous a-t-il dit; pour passer "un week-end agréable" , ce qui ne l'a pas empêché de donner une longue interview à l'unique journal insulaire.  

On ne commentera pas  les propos du personnage mais on aura du mal à croire que  celui qui faisait  sans vergogne devant micros et caméras ,piètre allégeance au représentant d'une dynastie moyenâgeuse , et qui était un féroce adversaire des petits  clubs  soit désormais devenu le thuriféraire  des footballeuses et l'ardent  défenseur du  football populaire.

"Je ne suis pas un perdreau de l'année" a -t-il conclu . Là , il était sincère ...