Lors du dernier Rennes-Paris , il fallait débourser entre 49 et 170 euros pour assister à l'événement .
La fourchette varia entre 35 et 80 euros et entre 35 euros et 100 euros dans deux rencontres précédentes.
Ce sont , parait-il, les billets les plus chers qui ont été écoulés le plus vite .
Des supporters ont émis quelques timides réserves , mais ces réticences ont été rapidement balayées par l'action des services commerciaux des clubs concernés...On apprend tout de même que les abonnés (ces gens qu'on sollicite à l'intersaison parce qu'il faut faire rentrer rapidement du cash ) ont eu droit à un tarif réduit . Ce qui voudrait dire que le prix de la place de ce match n'était pas compris dans l'abonnement initial... Et qu'en l'occurrence , on se serait un tout petit peu moqué d'eux .
La manne des droits télé s'étant sérieusement rétrécie , il faut bien trouver d'autres ressources .
Il faut , semble-t-il de l'argent et même de plus en plus , "pour faire tourner le bazar" comme le dit élégamment un président de club moyen.
"On n'investit pas des millions...pour vendre des places à 5 euros" ajoute le même décidément en verve .
Le ruissellement du football français emprunte donc les chemins inverses de celui promis un temps en haut lieu.
(sources : L'Equipe du 03/10/21)
Peut-on encore , à l'évocation de ces chiffres , parler de "sport populaire"? Le football, concept universel , ne saurait se limiter à quelques clubs et à quelques rencontres de L1 et autres "grands championnats".
Il est vrai qu'il recèle en son sein une incontestable hiérarchie des niveaux et le sommet de cette hiérarchie est un miroir .Il est aussi une aspiration pour le monde des passionnés. Et ceux-là ont le droit de pouvoir faire prospérer cette attente , en premier lieu l'aspiration au spectacle dans ce miroir devenant parfois magique et hélas de plus en plus inaccessible ..../...