Les  accessions et promotions  sont les indispensables  moments de façonner , voire rebâtir  un effectif . C'est sans doute accessoirement ,mais pas si accessoirement que cela , un nécessité promotionnelle . C'est aussi et surtout un impératif sportif . 

Il faut renouveler peu ou prou l 'équipe et il faut que les recrues soient avant tout des renforts par rapport à l'existant .

Le groupe n'est jamais renouvelé à 100 % . On ne se sépare pas de 25 joueurs et on n'en recrute pas autant . Il va y avoir des arrivées , des départs ,mais aussi des maintiens. Des joueurs présents seront donc encore là l'année suivante , dans la division au-dessus .

Là , vont se poser les légitimes questions . De qui se sépare-t-on ? Qui conserve-t-on ? Les staffs décident toujours d'un certain nombre de maintiens avec l'espoir , pas très secret en l'occurrence , d'avoir effectué le bon choix . En somme , cet élément qui a donné satisfaction cette année sera-t-il à nouveau efficace à ...l'échelon supérieur ?

Le garçon recruté dans la division inférieure se montrera-t-il à la hauteur des espoirs placés en lui ?

Les interrogations des responsables des clubs ne sont pas superflues . 

Les responsables  tentent donc le pari avec tel ou tel élément , pour diverses raisons ,économiques , contractuelles , règlementaires (vie et survie du centre de formation , avantages divers etc ...) mais avec toujours en filigrane , la pensée et l'espoir que le joueur concerné s'imposera à l'étage au-dessus .

Et , bien entendu , ce n'est pas toujours le cas . Les raisons des échecs et semi-échecs sont , selon la formule consacrée, diverses et variées : changement de structures sportives , de lieu de résidence , changement de milieu de vie apparition de nouvelles exigences parfois insoupçonnées et aussi bain dans un environnement médiatique autrement plus prégnant .

D'ailleurs ,   la lecture dominicale d'un grand et unique quotidien sportive est assez édifiante : les matchs de la vieille n'y sont pas du tout relatés de la même façon . Les joueurs de Ligue 2 ne sont pas notés numériquement . On met en exergue les meilleurs par des commentaires individualisés et on oublie pudiquement les autres.

A l'inverse , leurs collègues de la Ligue 1 sont notés numériquement d'une note de 1 à 10 comme à l'école . Et obtenir un 8 ou écoper d'un 2 ce n'est pas pareil ...

Les exemples sont légion . On citera de mémoire le cas d'un gardien passé du statut de meilleur gardien de la Ligue 2 (mention officielle décernée pas ses pairs) à celui de quasiment plus mauvais de la Ligue 1 en quelques semaines . On suppose, dans ce cas, que la pression médiatique ne doit pas être étrangère à cette spectaculaire régression...


Aussi si  la valeur intrinsèque du sportif est rarement contestée (sinon c'est un aveu d'échec retentissant pour ceux qui l'auraient sélectionné), elle n'est pas toujours à même de s'exprimer concrètement , durablement , pleinement .../...